Le thérapeute et le patient

Marc Lefèvre Réflexologie - Arbre majestueuxAujourd’hui, je vous propose un début de réflexion autour de la relation soignant/soigné.
Que représente pour vous un thérapeute ?

Quels « pouvoirs », quel « champ d’action »  lui donnez-vous ?
Quels « pouvoirs », quel « champ d’action » vous donnez-vous à vous-même ?

 

Ce sont des questions pour les médecins, et non-médecins. Des questionnements pour les patients et les impatients de guérir que nous sommes tous un peu ou beaucoup.

A – Pour certaines personnes, le thérapeute qu’il soit médecin ou non, diplômé ou non, représente celui qui sait et qui peut soulager. C’est le spécialiste, le garagiste du corps ou de la psyche. Ce rapport est normal et me semble nécessaire… vigilance cependant avec les personnes non formées et qui s’improvisent thérapeute.
La personne « malade » en souffrance, vient pour recevoir un soulagement, et le fait qu’elle croit dans la médication ou la technique du soignant a une grande importance. De même, le fait que le thérapeute lui inspire confiance et lui redonne espoir, est un aspect majeur. Cependant, le thérapeute n’en reste pas moins un simple mortel, avec ses limites… A ce propos, il sera bon parfois, de recevoir les soins provenant de deux ou plusieurs techniques et thérapeutes ; complémentaires, elles s’avèreront plus efficaces, moins limitées, et permettront dans certains cas, de palier à d’éventuelles erreurs d’appréciation, puisque deux personnes ou plus se seront intéressées au même cas.

B – Pour d’autres patients au contraire, le thérapeute n’est qu’un technicien du corps qui fait son job et par conséquence, la relation entre eux, sera davantage « d’égal à égal ». Cela n’exclut pas la confiance et l’espoir évoqués plus haut. Simplement, ici le médecin ou le thérapeute est considéré par le patient, comme un être qui lui ressemble, qui est certes informé, formé et spécialisé, mais qui n’en reste pas moins limité et faillible.

Marc Lefèvre Réflexologie - Beaux cailloux

Les deux approches ont leur bon côté, si j’attribue à quelqu’un une aura et un pouvoir qu’il a ou qu’il n’a pas, mais auxquels je crois, cela aura des effets bénéfiques dans le mécanisme de ma guérison. Par contre, je risque de ne pas être assez objectif devant sa capacité à remplir correctement son devoir de professionnel. Et plus encore parfois, je peux lui donner trop de pouvoir et je ne m’engage pas dans une démarche de responsabilité par rapport à ma santé. C’est lui qui sait, c’est lui qui peut… oubliant alors, que je suis souvent responsable de mes troubles de manière directe ou indirecte. En tout cas, c’est moi qui suis aux commandes de ce corps qui tombe … malade.

Si je suis d’égal à égal avec le soignant, entendons par là deux personnes responsables et communicantes, je peux recevoir des informations pertinentes qui m’aideront à mieux prendre en charge le traitement de ma maladie. Il me semble, que je serai davantage enclin à me responsabiliser dans ma santé, que si j’attends trop passivement que le grand docteur ou le grand magnétiseur me soulage « miraculeusement » de mon trouble.

Suis-je prêt, ai-je envie d’établir une relation de cette qualité. Jusqu’où puis-je aller avec le thérapeute dans cette relation lumineuse face à la maladie.

N’oublions pas qu’un thérapeute est une personne en chemin, qui a ses propres difficultés et parfois même ses propres névroses. Très souvent, il travaille à l’amélioration constante de la qualité de ses soins ; et au vu des formations de qualité qui existent, ils ont à leur disposition des techniques qui leur permettent de bien évoluer et de devenir des professionnels de qualité. Il est également important de garder à l’esprit que la nature humaine est complexe et que les motivations des gens à devenir thérapeute ne sont plus aussi simplistes que le souhait de venir en aide à son prochain.

Chaque nouveau soignant, thérapeute, médecin, devrait dans son cursus avoir ce temps de questionnement et de réflexion sur le « Pourquoi je veux être soignant ». Chacun trouvera les réponses et les raisons qui le poussent et le motivent dans cette voie délicate de soignant, accompagnateur, médiateur.
Quant à nous patients, nous avons la responsabilité première de nous considérer comme une personne ayant besoin de recevoir une aide de la part du corps médical ou du thérapeute, et surtout de participer activement à notre guérison. Que ce soit, par une hygiène de vie adaptée, la pratique régulière d’activités bénéfiques à notre corps et à notre esprit ou encore dans l’intention d’avancer avec constance et confiance sur les chemins de la santé. Cette dernière attitude sera centrale et permettra de cultiver en soi un « champ de pensées » qui favorisera toutes nos démarches et installera en nous paix et tranquillité.

Il nous faut rester humble et ressentir toujours mieux ce qui est à l’oeuvre au-delà de l’acte d’aider, de soigner ou de réparer.

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